Bienvenue sur le site pour parents adolescents et jeunes adultes
Nouveau numéro : 077 474 73 37 Nouveau site en préparation, revenez !
https://www.facebook.com/groups/jeunesparentsch/
Accueil > Ma copine est enceinte

Ma copine est enceinte

vendredi 20 octobre 2017, par Karine

Voilà une position peu confortable. Tout tourne autour d’elle, et toi, c’est ta tête qui tourne ! Il faut entendre ce qu’il faut entendre… tu dois avoir envie de te cacher ou de crier, bon ça, c’est pareil pour elle, si ça peut te faire te sentir moins seul…

La loi fixe un cadre qui ne t’est pas très sympathique. C’est elle qui décide si elle poursuit cette grossesse ou non. Alors, n’en déduis pas que tu n’as rien à dire. Ce qui compte, ici, c’est comment le dire. Parlez-vous ! Dans un premier temps, réfléchis à ce que tu souhaiterais, toi, au fond. Et puis pourquoi pas faire une liste avec les questions que tu te poses, les peurs qui sont en toi ?
Ton rôle paraît secondaire et pourtant, il est primordial. Pour autant qu’elle tienne à toi, elle n’attend qu’une chose, la boule au ventre : ta réaction. Peur que tu te barres, peur que tu te moques, peur que tu la forces dans un sens ou un autre…

« Elle l’a fait exprès » : ça peut arriver, mais comment le prouver ? Si c’est vrai, elle n’a pas été correcte. Mais tu savais que vous n’étiez pas protégé ? Et puis, en es-tu sûr ? Si tu as un doute, parles-en avec elle. Mais attention, si ce n’est pas le cas, cette accusation va la blesser. En plus, ça ne change rien à son état de grossesse.

« Et si je n’étais pas le père ? » : bonne question. Si tu la poses, elle risque de se vexer. Pourtant, je suis partisane du test ADN. Si tu le souhaites, tu es en droit de le demander. Il coûte, est souvent mis à charge du père… Bon, on peut aussi s’accorder pour un partage des coûts. Mieux vaut un test ADN très tôt, qui lève le doute, qu’une grosse crise à l’adolescence de ton fils ou de ta fille, que tu renies, que ça blesse, que ça provoque des dégâts, que ça enrage. Mais avant de régler cette question, il faut voir si elle poursuit la grossesse ou non !

« Je vais partir à l’étranger » : mauvaise solution. Le système suisse, par son code civil, protège les intérêts de l’enfant. Tu pourrais être contraint de payer une pension et si tu ne le fais pas, tu t’endetterais ici. Plus question de revenir sans être saisi. Ce n’est pas la solution de facilité qu’on pourrait imaginer.

« Je veux qu’elle avorte et elle ne veut pas » : tu ne peux pas la forcer, pas plus que tes parents. Je demande de l’humanité : qu’on s’écoute avec attention ! Demande un médiateur, allez ensemble au planning familial, prenez rendez-vous avec notre équipe d’assistante sociale (077 474 73 37), bref, parlez-vous, parlez-en, mais renonce aux pressions.

« Je veux qu’on le garde et elle ne veut pas » : même réponse que ci-dessus, quand c’est le contraire... c’est elle qui tranche. Je conseille de parler, parler, parler, sans pression et sans agressivité. Chaque jeune femme enceinte étant différente, je ne peux pas écrire ici comment elle se sent. Peut-être qu’elle a peur, et la rassurer peut aussi lui donner une chance de voir le futur autrement. Peut-être que c’est hors de question pour elle. Et alors là, surtout, exprime ce que tu ressens, calmement. Oui, la loi lui donne le pouvoir de trancher, parce que c’est la femme qui doit pouvoir disposer de son corps. Qu’on soit d’accord ou pas avec ça, on ne peut pas le changer. Je recommande aussi, toujours, une consultation au planning familial (Profa sur Vaud, centre de santé sexuelle sur Fribourg) et pourquoi pas rencontrer un couple qui a pris l’une ou l’autre décision et peut parler de son vécu ? (pour rencontrer un couple qui est passé par là 077 474 73 37).

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Piwik Web 2.0 stats |